Artemis Fowl

Eoin Colfer

Je viens de finir cette série, et j’ai tellement pris mon pied qu’il fallait que j’en parle. Il s’agit pour le moment d’une série de cinq tomes (le sixième arrive bientôt, yeahyeahyeah), et une fois commencée il aurait fallu un pied de biche pour m’en décoller. Mais quoi qu’est-ce ?

Commençons par le premier tome, chronologie oblige.

Artemis Fowl possède sans doute le cerveau le plus performant sur Terre, soit. Mais ce jeune irlandais cumule deux petites particularités qui font de lui un être à part : il ne s’intéresse à la loi que lorsqu’il faut la contourner, et il a douze ans. Une longue hisoire familiale de méfaits brillants a rendu la famille Fowl richissime, et lorsque son père est porté disparu et que cette fortune se racorni, Artemis décide de prendre les choses en main.

Malgré son QI à quatre chiffres, son jeune âge lui prodigue une ouverture d’esprit grâce à laquelle il monte un coup qui restera dans les annales. Son plan est simple : capturer une fée, et exiger une rançon extraordinaire avant de la rendre au Peuple – car tout le monde sait que les fées, pour peu qu’elles existent, nourissent un intérêt particulier pour l’or.

Il parvient donc à repérer une fée lors d’une nuit de pleine lune, et à lui mettre le grapin dessus grâce à l’aide de Butler, son garde du corps, dont tout laisse à supposer qu’il est l’homme le plus dangereux au monde (le pire étant qu’il aura l’occasion de le prouver).

L’elfe qu’ils font prisonnier se trouve être le commandant Holly Short, capitaine des FARfadets (Forces Armées de Régulation du peuple des fées). Les FAR vont donc tout faire pour récupérer leur agent, séquestré au manoir des Fowl… Si Artemis échoue, ce sera au pire la mort, au mieux un effacement de mémoire qui lui fera tout oublier des fées, et bien sûr pas d’or du tout. Il est donc bien décidé à faire chanter le Peuple, et met toute la puissance de son jeune cerveau à l’oeuvre pour mener son plan à bien.

Cette série a beau se trouver au rayon jeunesse, les fans de fantasy ont intérêt à s’accrocher parceque ça dépote sec. On se retrouve catapulté au milieu d’un conflit opposant deux mondes qui ne tiennent absolument pas à se rencontrer, et les protagonistes mêlent intelligence, technologies de pointe, magie et force brute pour se sortir des situations délicates dans lequelles ils se sont souvent fourrés tout seuls.

Au fil des tomes, Artemis grandit, et sort peu à peu de sa peau de jeune adolescent égoïste brûlant de faire ses preuves. Il apprendra à mettre de côté son propre profit et – même ! – à se faire des amis. Eh si. Ainsi, il sera ammené à retrouver les membres des FAR pour des coopérations musclées, visant bien sûr à déjouer les plans des méchants – voire à rester en vie, tout simplement. Parceque oui, dans tout bon bouquin de fantasy, on finit par sauver le monde à un moment ou un autre.

Grand bravo donc au sieur Eoin Colfer, irlandais, qui a su adapter le folklore de son pays et rendre sa magie accessible au plus grand nombre. La série a déjà fait couler beaucoup d’encre, et on pressent pour bientôt une adaptation au cinéma ou dessin animé.

Bref, à lire sinon vous aurez de mes nouvelles !

 

Je redécouvre avec bonheur ces petites pastilles toulousaines. Comme dit la boîte : “Un goût inimitable, parfume l’haleine, procure une saine et agréable fraîcheur.” Merci M. Lajaunie !

Pour la petite histoire :
Les cachous étaient déjà fort appréciés pour leurs propriétés antiseptiques et leur fraîcheur, et avaient même la réputation de faciliter la digestion ! En 1880, Léon Lajaunie, pharmacien à Toulouse, dépose et commercialise une nouvelle recette qui le fera connaître dans toute l’Europe : le cachou Lajaunie.

Vendu dans sa petite boîte jaune et noire par lot de 6g, l’objet est vite devenue emblématique. La boîte à ouverture tournante a été dessinée par un ami de M. Lajaunie, horloger de métier, sur le modèle des montres à gousset.

Quelques affiches publicitaires d’époque, parcequ’on ne s’en lasse jamais ^^ (Notez l’ambiance nocturne, festive et enfumée des scènes : les fêtards et fumeurs sont clairement ciblés !)

 

Ben dites donc, ça commençait à devenir mort, sombre et poussiéreux par ici !

On va reprendre en douceur, avec quelques morceaux qui me font chanter dans la voiture.

Ben oui, au moins 100km par jour depuis deux mois, j’ai le temps d’écouter la radio … Mes canaux : Ouï FM, Jazz, Nova, France Inter (ouh yeah, ça fait du bien d’être de retour en IDF).

On commence par le nouveau “tube” de The Offspring, qui me motive bien pour aller les voir à la prochaine édition de Rock En Seine. C’est parti : Nice work you did, You gonna go far Kid !

On continue, avec ma petite découverte du moment : Yodelice. Jolie balade, ça donne envie d’écouter le reste ! Ate my dog and walk my cat, it’s been The Usual Sunday with the Flu
Ils passent aux Solidays, je compte bien aller voir ça !

Et un petit dernier, que j’ai découvert il y a un bout de temps en regardant le film Broken Flower. Thème récurrent du film, je n’ai pas pu m’empêcher de dégotter la BO et écouter le père de l’éthio-jazz à l’oeuvre. Mulatu Astatke fait son come back dans mes oreilles grâce à une émission qui lui était consacré sur Radio Nova, avec interview etc. Ca fait du bien par où ça passe ^^

 

Il y a quelques temps, je suis allée voir l’Oratorio d’Aurélia, au Théâtre du Rond-Point des Champs Elysées.

Oratorio dAurélia

Aurélia, c’est une fille mi-Thiérée, mi-Chaplin, et on sent que ses ascendances la travaillent. Elle a monté un spectacle en rouge et noir, plein de poésie et d’humour, mais aussi de tristesse et de nostalgie, et un je-ne-sais-quoi de tragique. On passe sans cesse du rire à l’absurde, de la danse au mime, du naturel au surréalisme. Continue reading »

 

Et voilà, je suis de retour d’Albanie depuis quelques jours déjà …

C’était vraiment super, ça donne envie d’y retourner ! Je vous raconterai des bouts ^^

Skanderbeg, roi guerrier, héros contre les Turcs

devant la mosquée, sur la place principale de Tirana

 

Les plus connus ont eu lieu à Florence, en 1497 et 1498. Le principe était simple : afin d’expier leurs péchés, les Florentins doivent jeter au feu leurs possessions les plus chères. En pleine Renaissance Italienne, ce sont des tableaux, mais aussi des livres jugés vains ou malhonnêtes que l’on brûle. Ces ouvrages sont choisis par la censure, et parfois aussi par leurs auteurs, comme Dante qui livra aux flammes une partie de sa Divine Comédie.

On doit ces bûchers à  Jérôme Savonarole,  prêcheur de Saint Marc. En réaction à l’ascension des Borgia et à une libéralisation des moeurs qu’il abhorre, il tente de moraliser Florence et de responsabiliser ses habitants face au Tout Puissant.

Il réussit à instaurer une réelle dictature théocratique et lance de réelles chasses aux actes immoraux, faisant patrouiller en ville des plusieurs milliers d’enfants en blanc chargés de rapporter les incartades de chacun.

Ses prêches sont écoutés par des foules de plusieurs milliers d’âmes, et il gagne à sa cause nombre de noms connus tels que Pic de la Mirandole, ou Boticcelli.

Il finit malgré tout par être considéré comme un mystique et un fanatique, et Rome l’excommunia. Il fut torturé, et brûlé en place publique, pour avoir agi sous l’emprise d’un “orgueil démoniaque”.


Pourquoi cet article ?

Le sujet m’a beaucoup intéressée, parceque tout d’abord interpellée lorsque je l’ai rencontré dans mes lecture, je l’ai ensuite recroisé, décrit avec plus de force et de détails historiques. Il faut dire que c’étaient des temps assez terribles, où l’on hésite entre humanisme, libertinage et fanatisme, à tous les coups dans des proportions qui finissent par pervertir l’humanité.

Bref, dans l’ordre, où j’ai croisé le concept :

et il y a toujours le Wiki !

 

De nos jours, l’écologie est au centre de beaucoup de discours ; à tel point que le mot a changé de sens, pour en venir à désigner la préoccupation qu’a l’homme moderne de préserver son habitat.

Pas de grand discours pour aujourd’hui sur  le pourquoi du comment, bien que ça me démange !

En tout cas, l’écologie, c’est aussi dans la vie de tous les jours …


Ecofont : d’après le principe éternel de rogner sur la matière sans que ça ne se voit pour faire des économies, cette police permettrait d’économiser 20% d’encre à l’impression, sans offrir de différence visible pour le lecteur en dessous de la taille 13.


Reversible : il s’agit ici d’éco-design. A partir de bâches publicitaires en PVC usagées, ces designers font des objets de mode d’assez jolie facture. A chaque pub son objet, ce sont donc des créations uniques, et le look et le prix en attestent.

Initiative honnête et citoyenne, ou bon filon financier ?

On en pense ce qu’on veut (ou ce qu’on peut) …

Mais à l’heure où notre rythme effréné de consommation commence enfin à nous faire nous poser les bonnes questions, il est heureux de voir qu’on trouve toujours à faire de la récup’!


Action Carbone : un programme de lutte contre les changements climatiques dus aux activités humaines (notez comme je le dis bien avec des gants).

Le site propose un calculateur simple de vos émissions personnelles de CO2, en fonction de la consommation énergétique de votre logement, de votre mode de transport, etc. Il vous propose également de compenser vos émissions carbone, via le financement de programmes de compensation.

Le principe : vous émettez du carbone (bouh, vous êtes un vilain). Vous donnez de l’argent (vous êtes tout de suite moins vilain). Votre argent sert à développer des projets : nouvelles énergies (moins d’émissions carbone), protection des forêts primaires, plantations de nouvelles forêts (puits de carbone : les arbres mangent le CO2, braves petits). Et là tout de suite vous êtes un saint. Alors, on ne se sent pas mieux ?


Bon, il y en a plein d’autres, mais ça commence à faire pour le moment hein ?

Petit bonus actu / culture / humour : “Han ! C’est pas bien !” de Martin Vidberg, sur son blog BD L’actu en Patates (blog Le Monde). Ou comment la mauvaise conscience écolo fait effet boule de neige… Dur dur d’être une patate.


PS : quand je parle comme ça d’écologie dans le sens vulgaire du terme, ou même de changement climatique alors qu’un autre dirait “réchauffement planétaire”, ça n’est pas anodin … Mon coeur saigne mais sait que les explications scientifiques n’ont pas leur place sur ce support. Je voudrais pas vous endormir non plus ^^
 

Quand on parle de formes de vies, on n’a pas fini de faire des listes. Un des milieu les plus riche de notre planète reste sans doute l’océan mondial, ainsi nommé car finalement tous les océans communiquent entre eux, alors parfois ça nous arrange de dire qu’il n’y en a qu’un. Et de toute manière c’est moi qui ai le clavier alors c’est moi qui décide, non mais.

Dans le joyeux bouillon de culture qu’est donc cet océan, on distingue plusieurs formes de plancton, dont en particulier le phytoplancton (pour en savoir plus à ce sujet et briller en société, cliquez).

Disons pour simplifier qu’il représente la partie végétale du plancton. Comme tout être vivant, il se développe en fonction des conditions du milieu.

Eh bien il arrive que les conditions lui soient tellement favorables, de manière ponctuelle (pollution anthropique, mais aussi certains phénomènes naturels), que l’on assiste à ce que l’on appelle des blooms phytoplanctoniques. Ce sont de réelles démultiplications de population qui forment des nuages de plancton, d’où le terme “bloom”, qui signifie floraison.

Ces nuages peuvent atteindre des tailles très importantes, à tel point qu’on les voit depuis l’espace ! Jugez vous-même …

Bloom algual de 20.000 m² au large des côtes de la Bretagne
Photo : NASA

Source : MaxiSciences.Com, qui va rejoindre les liens ici à droite

 

D’après le chercheur et ses étudiants qui ont rédigé The Physics Factbook, notre plombier préféré serait un surhomme.

En effet, ils ont cherché à mesurer l’évolution de la gravité dans le monde champignon du célèbre Mario, suivant les différentes versions et le perfectionnement des consoles de jeu vidéo.

Grâce à de simples formules de calcul de distance et de temps, puis aux équations classiques de mécanique, ils ont déterminé que la gravité que subit Mario au cours de ses aventures est, dans les premiers volets, 100 fois supérieure à celle de la Terre ! Pour finalement arriver modestement à 5 fois l’attraction terrestre dans le dernier opus en date.

Ca n’est pas anodin : cela signifie que Mario, en tombant ou à la réception d’un saut, subirait une accélération de 5 à 100G ! En plus de ça, il arrive à sauter l’équivalent de 5 fois sa hauteur, ridiculisant le record-man terrien du saut en hauteur qui n’arrive à sauter “qu’à” 1,25 fois sa propre taille, et ce malgré la gravité bien supérieure à la notre.

Quel homme ce Mario …

Mais plus sérieusement, faut-il en déduire que l’évolution des consoles pousse à développer des mondes fictifs dans lequelles les lois physiques sont de plus en plus proches des nôtres ?

Source (calculs et démarche)

(sinon l’ouvrage comprenant cette “étude” en regroupe d’autres, plus sérieuses…  Notamment les mêmes types de calculs sur la Lune et Mars, mais aussi dans plusieurs villes bien de chez nous …)


 

Je ne sais pas vraiment pourquoi, il y a quelques jours j’ai repensé à un petit évènement survenu dans mon enfance, comme ça arrive de temps en temps. Un morceau de mémoire oublié, qui soudain ressurgit, pour le meilleur ou pour le pire …

Enfin en l’occurence, et avec le recul, c’est assez drôle. Même si sur le moment j’étais assez désespérée.

Barbe Bleue

ou comment se tirer frauduleusement d’un mauvais pas

Étant une petite fille tout ce qu’il y a de plus normal, enfin le pensais-je, j’étais une habituée de la lecture. Nous empruntions régulièrement, mes camarades et moi, des livres à la bibliothèque de notre école primaire.

Je revois encore cet endroit, salle qui à l’époque me paraissait grande et dans laquelle nous prenions les photos de classe et écoutions des exposés passionnants sur le loup ou la formation des roches… En y réfléchissant à présent, ce n’était qu’une pièce assez grande certes pour accueillir sans faillir une cinquantaine de marmots et leurs encadrants, tapissée d’étagères regorgeant d’ouvrages tous plus passionnants les uns que les autres tels que les immortels J’aime Lire, Tom-Tom et Nana, et autres Charlie et la Chocolaterie.

Cette fois-là, j’avais reçu mon butin de la semaine, l’avais dévoré puis malencontreusement perdu. La coutume était, sévère mais juste, qu’en cas de perte les parents de l’étourdi bambin remboursent à l’avide bibliothécaire le prix du volume égaré, ou le remplacent par un autre qui viendrait à son tour connaître les joies des propriétaires multiples et des pertes intempestives.

Ma maman, persuadée que le meilleur moyen de graver dans ma mémoire d’enfant l’horrible évènement était de procéder à un échange d’otages, me fit préparer mon cartable en y incluant mon J’aime Lire préféré. Le drame ! Imaginez les pleurs et les cris d’une fillette capricieuse que l’on veut forcer à se défaire de son trésor de la semaine. Multipliez par 10 ou 15 : c’était moi.

Je ruminai mon triste destin toute la soirée, et une partie de la nuit. Déterminée à détourner le châtiment de mon mensuel adoré mais à le subir néanmoins, je me relevais subrepticement à une heure indue (il devait être vingt-deux heures trente) pour remplacer le condamné. Et qui ai-je choisi pour subir une éternité de torture sur les bancs de la bibliothèque de l’école ?

Le choix n’a pas été difficile. J’avais lu peu de temps avant le conte de Barbe Bleue, qui m’avait tout simplement terrorisée. Le livre, menaçant, attendait du fond de mes étagères le moment propice pour me sauter à nouveau dessus et occuper mes pensées. Ni une, ni deux, l’hideux bouquin trouva sa place dans le cartable.

C’est ainsi que j’ai pu détourner la punition maternelle pourtant largement méritée, tout en me débarrassant d’un cauchemardesque conte pour enfants.

Pour enfants vraiment ? Voici le texte, sans doute original, de La Barbe bleue de Charles Perrault. A vous d’en juger …

Petits bonus :

  • Les morales du conte de Perrault, pour que ça serve à quelque chose et parceque la dernière est bien jolie ;

Moralité

    La curiosité, malgré tous ses attraits,
    Coûte souvent bien des regrets ;
    On en voit, tous les jours, mille exemples paraître.
    C’est, n’en déplaise au sexe, un plaisir bien léger ;
    Dès qu’on le prend, il cesse d’être.
    Et toujours il coûte trop cher

Autre Moralité

    Pour peu qu’on ait l’esprit sensé
    Et que du monde on sache le grimoire,
    On voit bientôt que cette histoire
    Est un conte du temps passé.
    Il n’est plus d’époux si terrible,
    Ni qui demande l’impossible,
    Fût-il malcontent et jaloux.
    Près de sa femme on le voit filer doux ;
    Et, de quelque couleur que sa barbe puisse être,
    On a peine à juger qui des deux est le maître.

  • L’illustration que Gustave Doré a fait pour le conte, au XIXème ;

  • Une version édulcorée de cette même illustration, réadaptée pour faire moins peur aux enfants en couverture. A votre avis, le contenu a-t-il été modifié selon le même état d’esprit ?

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