Je redécouvre avec bonheur ces petites pastilles toulousaines. Comme dit la boîte : “Un goût inimitable, parfume l’haleine, procure une saine et agréable fraîcheur.” Merci M. Lajaunie !

Pour la petite histoire :
Les cachous étaient déjà fort appréciés pour leurs propriétés antiseptiques et leur fraîcheur, et avaient même la réputation de faciliter la digestion ! En 1880, Léon Lajaunie, pharmacien à Toulouse, dépose et commercialise une nouvelle recette qui le fera connaître dans toute l’Europe : le cachou Lajaunie.

Vendu dans sa petite boîte jaune et noire par lot de 6g, l’objet est vite devenue emblématique. La boîte à ouverture tournante a été dessinée par un ami de M. Lajaunie, horloger de métier, sur le modèle des montres à gousset.

Quelques affiches publicitaires d’époque, parcequ’on ne s’en lasse jamais ^^ (Notez l’ambiance nocturne, festive et enfumée des scènes : les fêtards et fumeurs sont clairement ciblés !)

 

Les plus connus ont eu lieu à Florence, en 1497 et 1498. Le principe était simple : afin d’expier leurs péchés, les Florentins doivent jeter au feu leurs possessions les plus chères. En pleine Renaissance Italienne, ce sont des tableaux, mais aussi des livres jugés vains ou malhonnêtes que l’on brûle. Ces ouvrages sont choisis par la censure, et parfois aussi par leurs auteurs, comme Dante qui livra aux flammes une partie de sa Divine Comédie.

On doit ces bûchers à  Jérôme Savonarole,  prêcheur de Saint Marc. En réaction à l’ascension des Borgia et à une libéralisation des moeurs qu’il abhorre, il tente de moraliser Florence et de responsabiliser ses habitants face au Tout Puissant.

Il réussit à instaurer une réelle dictature théocratique et lance de réelles chasses aux actes immoraux, faisant patrouiller en ville des plusieurs milliers d’enfants en blanc chargés de rapporter les incartades de chacun.

Ses prêches sont écoutés par des foules de plusieurs milliers d’âmes, et il gagne à sa cause nombre de noms connus tels que Pic de la Mirandole, ou Boticcelli.

Il finit malgré tout par être considéré comme un mystique et un fanatique, et Rome l’excommunia. Il fut torturé, et brûlé en place publique, pour avoir agi sous l’emprise d’un “orgueil démoniaque”.


Pourquoi cet article ?

Le sujet m’a beaucoup intéressée, parceque tout d’abord interpellée lorsque je l’ai rencontré dans mes lecture, je l’ai ensuite recroisé, décrit avec plus de force et de détails historiques. Il faut dire que c’étaient des temps assez terribles, où l’on hésite entre humanisme, libertinage et fanatisme, à tous les coups dans des proportions qui finissent par pervertir l’humanité.

Bref, dans l’ordre, où j’ai croisé le concept :

et il y a toujours le Wiki !

 

Je ne sais pas vraiment pourquoi, il y a quelques jours j’ai repensé à un petit évènement survenu dans mon enfance, comme ça arrive de temps en temps. Un morceau de mémoire oublié, qui soudain ressurgit, pour le meilleur ou pour le pire …

Enfin en l’occurence, et avec le recul, c’est assez drôle. Même si sur le moment j’étais assez désespérée.

Barbe Bleue

ou comment se tirer frauduleusement d’un mauvais pas

Étant une petite fille tout ce qu’il y a de plus normal, enfin le pensais-je, j’étais une habituée de la lecture. Nous empruntions régulièrement, mes camarades et moi, des livres à la bibliothèque de notre école primaire.

Je revois encore cet endroit, salle qui à l’époque me paraissait grande et dans laquelle nous prenions les photos de classe et écoutions des exposés passionnants sur le loup ou la formation des roches… En y réfléchissant à présent, ce n’était qu’une pièce assez grande certes pour accueillir sans faillir une cinquantaine de marmots et leurs encadrants, tapissée d’étagères regorgeant d’ouvrages tous plus passionnants les uns que les autres tels que les immortels J’aime Lire, Tom-Tom et Nana, et autres Charlie et la Chocolaterie.

Cette fois-là, j’avais reçu mon butin de la semaine, l’avais dévoré puis malencontreusement perdu. La coutume était, sévère mais juste, qu’en cas de perte les parents de l’étourdi bambin remboursent à l’avide bibliothécaire le prix du volume égaré, ou le remplacent par un autre qui viendrait à son tour connaître les joies des propriétaires multiples et des pertes intempestives.

Ma maman, persuadée que le meilleur moyen de graver dans ma mémoire d’enfant l’horrible évènement était de procéder à un échange d’otages, me fit préparer mon cartable en y incluant mon J’aime Lire préféré. Le drame ! Imaginez les pleurs et les cris d’une fillette capricieuse que l’on veut forcer à se défaire de son trésor de la semaine. Multipliez par 10 ou 15 : c’était moi.

Je ruminai mon triste destin toute la soirée, et une partie de la nuit. Déterminée à détourner le châtiment de mon mensuel adoré mais à le subir néanmoins, je me relevais subrepticement à une heure indue (il devait être vingt-deux heures trente) pour remplacer le condamné. Et qui ai-je choisi pour subir une éternité de torture sur les bancs de la bibliothèque de l’école ?

Le choix n’a pas été difficile. J’avais lu peu de temps avant le conte de Barbe Bleue, qui m’avait tout simplement terrorisée. Le livre, menaçant, attendait du fond de mes étagères le moment propice pour me sauter à nouveau dessus et occuper mes pensées. Ni une, ni deux, l’hideux bouquin trouva sa place dans le cartable.

C’est ainsi que j’ai pu détourner la punition maternelle pourtant largement méritée, tout en me débarrassant d’un cauchemardesque conte pour enfants.

Pour enfants vraiment ? Voici le texte, sans doute original, de La Barbe bleue de Charles Perrault. A vous d’en juger …

Petits bonus :

  • Les morales du conte de Perrault, pour que ça serve à quelque chose et parceque la dernière est bien jolie ;

Moralité

    La curiosité, malgré tous ses attraits,
    Coûte souvent bien des regrets ;
    On en voit, tous les jours, mille exemples paraître.
    C’est, n’en déplaise au sexe, un plaisir bien léger ;
    Dès qu’on le prend, il cesse d’être.
    Et toujours il coûte trop cher

Autre Moralité

    Pour peu qu’on ait l’esprit sensé
    Et que du monde on sache le grimoire,
    On voit bientôt que cette histoire
    Est un conte du temps passé.
    Il n’est plus d’époux si terrible,
    Ni qui demande l’impossible,
    Fût-il malcontent et jaloux.
    Près de sa femme on le voit filer doux ;
    Et, de quelque couleur que sa barbe puisse être,
    On a peine à juger qui des deux est le maître.

  • L’illustration que Gustave Doré a fait pour le conte, au XIXème ;

  • Une version édulcorée de cette même illustration, réadaptée pour faire moins peur aux enfants en couverture. A votre avis, le contenu a-t-il été modifié selon le même état d’esprit ?

 

… un avenir bien incertain.

En réalité, ça n’est pas tellement l’horizon mais plutôt l’avenir proche, étant donné qu’en mars il sera déjà là.

Je dois trouver un stage de fin d’études, et bien que je commence (enfin) à avoir quelques propositions et réponses à mes nombreuses demandes, le choix s’avère cornélien.

Comment choisir entre intérêt intellectuel, rémunération et vie privée ? Sachant que le terme “vie privée” est ardemment souhaité, mais ne fais malheureusement pas partie des équations en faveur du terme “intérêt intellectuel”, d’où celui de “rémunération” est trop souvent absent …

Comme le dit si bien mon Papa russe :

Que faire ?

Bon je sais ça pue la note qui ne sert à rien, alors du gag et de l’émerveillement si vous cliquez. Continue reading »

 

Vous connaissez bien sûr les BD blogs, dans lesquels des auteurs plus ou moins connus postent leurs petits délires ou exercices, plus ou moins exhibitionnistes?

Eh bien il existe un site qui se propose de publier chaque jour une planche d’un auteur différent, qui lui est donc commandée à l’avance. Jusqu’à présent il n’y a jamais eu de retard et j’ai l’impression que ça marche de mieux en mieux. De quoi faire un petit détour pour se détendre, une fois par jour!

Voici trois planches qui sont parues ce mois-ci qui m’ont bien plu, et qui illustrent bien la diversité des tons et des styles…

on clique!

La Princesse et le Ramoneur

Du thé?

Blablablablibloblu

Et tout ça sur 30 jours de BD

 

Hyène ondulant en body moulant, girafe en corset rose, zèbre aux mules vertigineuses chevauchant une bouteille de soft-drink, biche se cambrant sous un flot de liquide orangé, cactus provocant… Sensuelle, débridée, la petite bouteille ronde Orangina est de retour, toute pulpe dehors.

(Les Echos)

Vous avez sans doute déjà croisé beaucoup de ces affiches, apparemment elles tapissent les couloirs du métro parisien ; quant à moi je les ai guêtées sur les arrêts de bus. Orangina star du soft drink et star de la pub…La marque pétillante nous a bien marqué avec ses bonshomme-bouteille (mais pourquoi sont-ils aussi méchaaaannts?) qu’on doit à Alain Chabat je crois, mais là c’est un joli coup aussi.

Le concept est un peu dur à appréhender quand on passe juste devant sans se demander le pourquoi du comment, certes, mais pour ma part j’ai été frappée par la réalisation. La pub, c’est pas tout le temps facile (quoique parfois on en douterait, au vu de ce qu’on ose nous servir) mais le graphisme c’est pire, et là c’est du vrai travail d’artiste. Enfin, c’est mon avis et je le partage. Le fait que ces modèles de la faune et de la flore servent une “horrible marque capitaliste” en rebutera sans doute plus qu’un mais, avouons-le, le coup de pinceau veaut le coup d’oeil (ahah ohoh uhuh quel jeu de mot, j’en reste toute ébaubie).

Bref, j’aime, et c’est pas souvent que je parle publicité, croyez-moi.

Pour le plaisir des yeux, la suite et plus d’infos si vous cliquez… Continue reading »

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